J’ai lu et chroniqué ce roman en 2016. Je me souviens l’avoir beaucoup aimé. Voilà mon billet de l’époque :
« Au nord-est de l’Inde, à l’embouchure du Gange et du Brahmapoutre, s’étend une vaste région parsemée d’îlots, hostile et déshéritée. On l’appelle les Sundarbans, le pays des marées.
C’est là, entre terre et mer, que vont se rencontrer un citadin éduqué, un modeste pêcheur et une étudiante américaine fille d’émigrés.
Trois destins étrangement liés, trois visages de l’Inde, trois regards croisés sur son histoire et son patrimoine.
Figure majeure de la littérature indienne contemporaine, Amitav Ghosh esquisse le portrait d’un pays en pleine mutation, loin des clichés des grandes sagas bollywoodiennes mais avec un sens subtil du romanesque. » Quatrième de couverture
Une belle écriture, des personnages attachants, liés par un destin croisé, j’ai passé un très bon moment dans les Sundarbans, que ce soit dans le bateau de Fokir, ou avec Piya à la recherche des dauphins de l’Irrawaddy, parcourant le carnet de l’oncle de Kanai et découvrant la vie de Lusibari.
J’ai trouvé l’histoire passionnante du début à la fin.
Les relations entre les personnages sont pleine de finesse, nuancées, les sentiments, les émotions souvent contenue et la fin du livre imprévisible et touchante.
De nombreuses thématiques sont abordées ici :
- La préservation de la nature, magnifique et sauvage avec ses crocodiles, ses tigres, ses serpents, et les orcelles que Piya étudie avec passion.
- Les conditions climatiques assez rudes, le pays est traversé par des tempêtes, des cyclones et vit au rythme des marées provoquant catastrophes humaines et matérielles.
- L’existence de croyances locales côtoyant les différentes religions présentes en Inde. La légende de Bon Bibi en est le parfait exemple.
- La condition des réfugiés, maltraités, appartenant à la caste des intouchables.
C’est un roman foisonnant, et très agréable à lire, une invitation au voyage et une excellente découverte.
Le Pays des marées d’Amitav Gosh, 10/18, 473 pages, 2008
– Les Étapes Indiennes
– Back to the Past : Billet du 18 avril 2016, rapatrié de mon ancien blog
Les Sundarbans sont une région faite d’innombrables bras et canaux du delta du Gange qui, par le Hooghly et d’autres, descendent vers le golfe du Bengale. Il s’y trouve la plus grande forêt de mangrove du monde. La région, caractéristique du Bengale, se trouve à cheval entre l’Inde et le Bangladesh.’
Source : Wiki’




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