Aki Shimazaki, Sémi

Pour notre rencontre avec Aki Shimazaki, j’ai choisi le titre Sémi. Une libraire me l’avait conseillé, précisant qu’il pouvait être lu indépendamment des autres. Il fait partie du 4ème cycle, après Suzuran (muguet en japonais) commencé en 2020.

Tetsuo et sa femme Fujiko sont en maison de retraite. Ils sont mariés depuis 40 ans, et ont des enfants et des petits-enfants. La maladie d’Alzheimer dont Fujiko est atteinte progresse, si bien qu’un matin, elle ne reconnaît plus l’homme avec qui elle partage sa chambre. Relégué au statut de fiancé, leurs lits séparés par des paravents, Tetsuo va découvrir des choses qu’il ignorait car Fujiko s’accroche à une idée.

J’ai découvert les romans d’Aki Shimazaki, l’an dernier avec sa première pentalogie : Le poids des secrets. J’avais beaucoup aimé l’écriture délicate de l’autrice, l’entrelacement subtile des évènements, et j’avais hâte de me replonger dans un de ses livres.

J’ai trouvé l’atmosphère de Sémi assez triste et mélancolique du fait des principaux thèmes abordés : la vieillesse et la maladie d’Alzheimer. Des sujets difficiles évoqués avec simplicité et une certaine délicatesse comme toujours. L’autrice évoque les bouleversements que cela implique pour les proches de Fujiko.

Il est aussi question de la vie conjugale du vieux couple, des aléas, des secrets et non-dits appartenant au passé. On retrouve les thèmes de prédilection d’Aki Shimazaki.
Fujiko n’a pas toujours eu le choix : une rencontre arrangée, la vie avec ses beaux-parents et les nombreux déplacements de son mari.
Tetsuo prend conscience que sa vie conjugale n’était pas aussi lisse qu’elle semblait et qu’il lui reste peut-être une chance de devenir un meilleur époux. Il y a un peu d’espoir malgré tout.
Certains passages sont émouvants, assez poétiques avec ces cigales et la petite chanson de Fujiko faisant un peu écho à son état.

J’ai apprécié cette histoire mais pas autant que je l’espérais. Je l’ai trouvée moins captivante que les autres romans de l’autrice mais ça reste une belle lecture malgré tout. J’ai prévu de relire les deux derniers tomes du Poids des secrets avant d’emprunter un autre cycle à la médiathèque.

Sémi d’Aki Shimazaki, Actes Sud, 2021 – 155 pages

Un rendez-vous commun avec Un Mois au Japon.

Le Poids des secrets
1. Tsubaki
2. Hamaguri
3. Tsubame

Un Mois au Japon organisé par Lou & moi
Objectif PAL organisé par Antigone

13 commentaires sur “Aki Shimazaki, Sémi

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    1. Il y a 4 cycles pour l’instant, si je ne me trompe pas. 😅 De mon côté, j’ai commencé à les emprunter à la mediathèque et j’en ai acheté un. Je pense poursuivre. Bonne récolte alors. 🙂

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  1. Ca fait longtemps que je n’ai rien lu d’elle… je regarderai à la médiathèque pour poursuivre ma découverte de son oeuvre… mais cet opus ne me tente pas trop, avec la maladie et tout ça… (il y a un personnage atteint d’Alzheimer dans « Tant que le café est encore chaud ») bon week-end, Hilde, bise!

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    1. Je vais continuer à en emprunter aussi, c’est sûr ! Après c’est abordé avec beaucoup de délicatesse, j’espère que ce sera aussi le cas dans le roman que tu évoques. Bon début de semaine Fondant, bises.

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  2. Rien à voir mais j’aime beaucoup le fond que tu as utilisé pour ta photo (papier ou tissu ?)
    Je n’ai encore rien lu de cette autrice, mais vu la quantité de livres que contient déjà ma pal spécial Japon, ça va attendre encore un peu !

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    1. C’est du tissu. Je garde quelques pièces pour mes photos livresques, sinon je m’en sers comme furoshiki. Le cycle du « Poids des secrets » vaut vraiment le coup mais c’est vrai qu’on ne peut pas tout lire ! ^^

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  3. J’ai lu la pentalogie A l’ombre du chardon de cette autrice et j’ai adoré. Malgré une traduction parfois hasardeuse car c’est une collaboration Actes sud avec un éditeur québécois, j’apprécie les thématiques contemporaines abordées qui permettent un oeil plus critique sur la culture japonaise. J’ai acheté les deux pentalogie précédentes et j’espère les lire en mai. Semi est indépendant me semble t’il. 😉

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    1. Je ne l’ai pas encore lue mais j’ai hâte de découvrir. 🙂 C’est vrai que la traduction peut effectivement jouer. Sémi peut être lu indépendamment, mais j’ai l’impression qu’il appartient quand même à un cycle. Il nous reste encore de belles lectures en perspective avec cette autrice, c’est chouette.

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