Ovidie, Assise, debout, couchée !

J’ai chargé ce titre sur ma liseuse juste après avoir perdu mon chien. J’avais besoin de rester en lien avec lui et certains livres ont accompagné cette période difficile. Celui-ci en fait partie.

« Il est l’enfant qui a quitté le foyer, le mari décédé, le bébé qu’on ne peut plus avoir. Il est le compagnon de vie, celui qui reste quand on n’a plus rien. Mais le chien est aussi le défenseur du foyer, le protecteur de la rue, le dernier rempart contre les violences masculines. Prenant pour point de départ sa propre relation aux chiens, Ovidie questionne leur place dans la société à travers un prisme qui ouvre le regard. » 4ème de couv’

J’ai dévoré cet essai autobiographique, touchée par la manière d’écrire d’Ovidie. C’est parfois brut, sans détour, cash, assez familier mais ça fait du bien.

J’ai particulièrement apprécié son humour et son attachement pour ses chiens, de gentils molosses protecteurs, de bons compagnons de vie dans l’ensemble. Certains passages sont émouvants et un peu éprouvants à lire. L’euthanasie de Raziel a bien sûr ravivé mes propres angoisses et ma douleur du moment. C’était dur.

On découvre donc le parcours de l’autrice et son combat féministe. Elle fait des parallèles intéressants entre les violences faites aux femmes et aux animaux. Le poids du patriarcat pèse aussi sur nos compagnons à quatre pattes. L’idée n’est pas farfelue, ça a du sens et ce n’est pas joyeux.

Ovidie évoque aussi cette étiquette qui lui colle à la peau, ce passé qui finit toujours par ressurgir d’une manière ou d’une autre, comme s’il n’y avait que ça pour la définir, ça doit être épuisant.

Note : 4 sur 5.

Un témoignage intéressant, touchant que j’ai beaucoup apprécié et que je conseille fortement.

Assise, debout, couchée d’Ovidie, J-C Lattès, 234 pages, 2024
Merci aux éditions J-C Lattès et à NetGalley.

9 commentaires sur “Ovidie, Assise, debout, couchée !

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  1. Je l’ai vue en interview pour ce livre et j’ai trouvé très intéressant, effectivement, le lien entre les violences faites aux femmes et celles faites aux animaux. Merci pour cette présentation qui donne envie de découvrir ce titre !

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  2. J’ai découvert l’écriture d’Ovidie avec La chair est triste, hélas qui ne fait pas dans la dentelle non plus, et c’est très bien. Je pense lire aussi ce volume.

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  3. Je veux lire Ovidie depuis longtemps, et je suis bien tentée de commencer par ce titre dont le sujet me fait penser à la très bonne BD « Le juge, la truie et l’avocat » qui portait elle aussi le message que tant que les hommes maltraiteront les animaux, ils maltraiteront les femmes (et inversement) ».

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  4. J’ai emprunté La chair est triste hélas il y a quelques jours, j’en ai lu quelques lignes et ça a l’air aussi tr_s intéressant.

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