Ce sont les copinautes Jojo en Herbe et Nath qui m’ont appris qu’il existait une suite pour Le Bureau de Mariage de M. Ali. Il n’a malheureusement pas Ă©tĂ© Ă©ditĂ© au format poche, je l’ai donc achetĂ© d’occasion.
Vizag, dans le Sud de l’Inde Mr. Ali a ouvert une agence matrimoniale et son activitĂ© marche plutĂŽt bien. Aruna y travaille toujours comme assistante mais elle s’est mariĂ©e et doit s’habituer Ă sa nouvelle vie avec son mari et sa belle-famille.
Rehman, le fils de Mr et Mme Ali est tombĂ© amoureux d’Usha, une jeune femme hindoue, mais pourront-ils se marier, la famille de Rehman Ă©tant musulmane ?
Avec son titre Ă l’eau de rose, j’apprĂ©hendais un peu sa lecture. C’est encore la preuve qu’il ne faut pas toujours se fier Ă un titre, ni Ă une couverture. Je ne cesse d’en faire l’expĂ©rience.
J’ai passĂ© un bon moment de lecture et retrouvĂ© avec plaisir les personnages du premier tome, que j’avais un peu oubliĂ©s avec le temps. Rien d’anormal.
Une Ă©criture fluide, un roman agrĂ©able Ă lire, mais derriĂšre la lĂ©gĂšretĂ© apparente, on y a aborde des sujets assez lourds : les traditions, la religion, le mariage (souvent arrangĂ©), le veuvage, la condition des femmes, la vie de couple en Inde. Des sujets dĂ©jĂ vus mais on a ici une vision assez moderne avec des personnages parfois coincĂ©s entre les traditions et cette envie de modernitĂ©. C’est ce que j’ai trouvĂ© intĂ©ressant.
Dans ce deuxiĂšme tome, on passe plus de temps avec Aruna ou Rehman mais un peu moins Ă l’agence, c’est ce que j’avais le plus apprĂ©ciĂ© dans le premier tome.
La romance ici n’est jamais exagĂ©rĂ©e, niaise ou superficielle. Les personnages sont attachants, on les voit Ă©voluer, faire face Ă des situations difficiles, cherchant des solutions. Certains passages sont tristes et assez Ă©mouvants.
De l’humour aussi et de la gourmandise : « des idlis fumants et des verres de thĂ© » page 13, « des plats de riz, poisson frit, un curry de soja et chaar (un plat fin et Ă©picĂ© au tamarin » p369, « deux thĂ©s, des samossas et une assiette de pakoris aux oignons » p328; « une assiette d’idlis, des lentilles et des gĂąteaux de riz avec du sambhar de lĂ©gumes et du chutnet de noix de coco » « p283 des « poppadums » p230 « une pile de puris tout chauds, un curry oignon pomme de terre, le prĂ©fĂ©rĂ© d’Usha » p207, un curry rouge page 11, un festin p88, des chakrams et ladoo, de l’upma p37
J’Ă©tais persuadĂ©e d’avoir vu un pullao quelque part mais je ne le retrouve plus !
Certains passages donnent faim et ça contribue Ă l’ambiance agrĂ©able de ce roman.
Un bon moment de lecture. Dommage que la suite ne soit pas Ă©ditĂ©e. J’aurais poursuivi cette sĂ©rie avec plaisir.
Les 1001 conditions de l’amour de Farahad Zama, J-C LattĂšs , 2009- 2012 pour la prĂ©sente Ă©dition
Merci aux copinautes Nath et Jojo en Herbe pour cette lecture commune. đ
D’autres avis sur ce roman ? Nath, Jojo en Herbe
Toujours pour le premier tome
– Une lecture commune du 1er tome avec Myrtille de Northanger, Blandine et Isabelle (2020)
– DĂ©couvrez l’avis de VĂ©ronique Atasi (2015), Jojo en Herbe et Nathalie (2025)
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Les Challenges de lecture
– Un roman dĂ©couvert avec Les Ătapes Indiennes
– Des livres (et des Ă©crans) en cuisine avec Bidib & Fondant Grignote


Une lecture qui m’a bien plu Ă©galement. Et, je suis d’accord avec toi, c’est moins lĂ©ger qu’on pourrait le croire au 1er abord !
J’ai totalement zappĂ© de relever les bons petits plats qui sont pourtant nombreux et allĂ©chants.
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Je note cette sĂ©rie qui m’a l’air bien allĂ©chante ! Dommage que la suite ne soit pas Ă©ditĂ©e…
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Encore un bon moment de lecture, à la fois léger et grave et bien gourmand!
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