Sonoko Machida, La supérette du bord de mer

J’ai emprunté ce roman sur le site des Médiathèques Numériques de Rennes. J’hésitais à le lire au format numérique mais la réservation est arrivée plus vite que prévue.

Le konbini Tenderness Kogane Mura de Mojiko, à Kitakyushu, un konbini qui s’adapte à ses clients et bienveillant avec les séniors. On y rencontre Shiba, un gérant au charme magnétique, ses employés, Mitsuri, Nomiya, et des clients avec leur histoire : Yoshiro qui rêve de devenir mangaka, Asuza sous l’emprise de sa meilleure amie d’enfance, Takiji avec ses problèmes familiaux

Je m’attendais à un vrai moment de lecture détente. J’avais craqué pour sa jolie couverture, je me projetais déjà, j’aime bien les romans feel-good.

Quelle déception avec le début de ce roman ! J’ai cru que j’allais abandonner dés le premier chapitre, ce qui m’arrive très rarement.

Spoiler🚨
L’histoire du gérant qui dégage des phéromones et charme tout le monde, je n’ai pas du tout accroché. J’ai trouvé que c’était lourd, que ça ne cadrait pas très bien avec les différentes histoires proposées par la suite. Dans le premier chapitre, en plus du gérant hyper séduisant et de son fan club, on a aussi un employé qui chouine car il n’a pas pensé que le papi grincheux allait faire un malaise et parce qu’on met de la mayonnaise sur son porc pané. Soupir.🚨

Une fois ce chapitre 1 passé, j’ai découvert avec plaisir les tranches de vie des autres personnages.
Croire en ses rêves, se libérer du harcèlement, du regard des autres, se préoccuper d’autrui, s’entraider, de beaux messages feel-good. C’est ce que j’aime retrouver dans ce genre de romans. Les messages sont toujours un peu les mêmes mais reviennent sous différentes formes. Pas facile de ne pas tomber dans certains clichés ou un côté moralisateur. Certains romans s’en sortent mieux que d’autres et je trouve que notre supérette s’en tire plutôt bien, du chapitre 2 au chapitre 5.

J’ai aimé le passage où la femme de Takiji évoque la liste des rêves à concrétiser, c’est assez émouvant. On recroise les personnages au fil des chapitres, on finit par s’attacher un peu à cette petite communauté, à ce konbini que j’aimerais bien avoir près de chez moi.

C’est un roman très gourmand avec de nombreux plats et produits évoqués. J’ai renoncé à tous les noter mais je me suis livresquement régalée avec Asuza et ses desserts aux fraises (des fraises Amaou, chapitre 3). Certaines descriptions font vraiment saliver ! Rien que de penser à toutes ces délicieuses pâtisseries japonaises, ça me donne envie de relire le chapitre.

Une lecture que j’ai fini par apprécier mais mon enthousiasme est retombé comme un soufflé au fraise au dernier chapitre, encore trop exagéré à mon goût.

Note : 2.5 sur 5.

Vous l’aurez compris, ce roman feel-good m’a un peu déçue, par certains aspects. J’ai apprécié certaines parties, je me suis agacée, je me suis régalée et maintenant, je vous laisse le lire en paix ! La supérette du bord de mer vous attend peut-être ! Est-ce que charme de Shiba et du konbini opèreront ? Vous me direz ! 😉

La supérette du bord de mer de Sonoko Machida, Nami, 2026

Du riz au curry, des sandwichs aux œufs, des gâteaux parfaits aux fraises de printemps, des dorayakis crème fouettée et fraise, des éclairs à la fraise, un flan au lait…

Un Mois au Japon organisé par Lou & Hilde
Des livres et des écrans en cuisine par Fondant & Bidib

2 commentaires sur “Sonoko Machida, La supérette du bord de mer

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