Il s’agit de mon troisième roman de Serena Giuliano et du premier roman de l’autrice. Je l’ai trouvé dans un vide-grenier, près de chez moi.
Anna souffre d’anxiété. Beaucoup de choses lui font peur et cette deuxième grossesse n’arrange pas les choses. A travers ses échanges avec sa psy, Élisabeth, on découvre son histoire familiale, son enfance en Italie, sa relation avec ses parents, sa nonna restée au pays et ses projets.
Le format de ce roman m’a un peu surprise. Ce sont les échanges d’Anna et de son psy entre 2010 à 2018. Elle raconte sa vie, ses difficultés avec beaucoup humour et de légèreté, malgré la gravité et le sérieux de certains sujets.
L’écriture est assez familière, le style directe et très fluide. On est entre le dialogue et le monologue. Certains passages sont plus descriptifs. Les chapitres sont courts, je les ai enchaînés sans difficulté à une période où je lisais peu et où j’aurais pu décrocher facilement, ça convenait bien.
J’ai apprécié le franc-parler d’Anna, sa force et son courage pour dépasser ses peurs, ses crises d’angoisse et mener ses projets. Les sujets abordés ne manquent pas d’intérêt : l‘anxiété, la parentalité, le déracinement, un projet de blog.
J’ai aussi trouvé quelques petits bémols : d’abord, l’Italie me semble moins décrite que dans ses autres romans, en même temps, c’est son premier et ça s’arrange par la suite.
J’ai trouvé que certains aspects de l’histoire manquaient de profondeur, étaient un peu lisses. Il y a un côté « success-story« , tout réussit à l’héroïne, ou presque, ça semble si facile, peut-être un peu trop. J’aurais juste aimé me sentir regonflée par la réussite de l’héroïne.
Je n’avais pas trop le moral au moment où je l’ai lu et je me suis sentie un peu plus démoralisée une fois sa lecture achevée. Pas si feel-good que ça finalement, pour ma part.
Bref, j’ai toujours une préférence pour Villa Gloria mais je suis quand même contente d’avoir découvert le premier roman de l’autrice qui s’est inspirée de son propre parcours.
Un roman assez émouvant et agréable à lire dans l’ensemble, malgré quelques bémols.
L’avez-vous lu et apprécié ?
Ciao Bella de Serena Giuliano, Pocket, 2020 pour la présente édition
Serena Giuliano est considérée comme « la plus italienne des autrices françaises ». Elle est née en Italie et vit près de Metz.
Les autres romans de l’autrice
Le Mois Italien d’Eimelle

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