Toutes les princesses meurent après minuit

Nous nous retrouvons aujourd’hui, mardi 14 février, pour le rendez-vous « Bulles d’amour » de La BD de la semaine. J’ai découvert cette BD sur la plateforme Izneo (plateforme que j’avais un peu délaissée car je pensais le partenariat avec Canal+ terminé) mais je l’avais déjà repérée chez les copinautes.

« 31 août 1997 au matin, dans un pavillon de banlieue, une mère de famille repasse le linge quand la télévision lui apprend la nouvelle : Lady Di est morte cette nuit.
Au même moment dans la salle de bain, Lulu, son fils de 8 ans, se tartine la bouche de rouge à lèvres et s’imagine embrasser son petit voisin.
De son côté, Cam, en pleine adolescence, cache son petit copain dans sa chambre sous le refrain de la musique du moment.
Quant au père, il rentre seulement à la maison, lui n’a pas dormi ici.
De l’éveil du désir aux passions fanées, le portrait amoureux de cette famille s’esquisse à travers cette journée ensoleillée qui va changer leur vie… » Présentation éditeur

J’ai plongé sans difficulté dans cet album qui sent bon l’été, la Biafine et la fin des années 90. En 1997, j’avais un an de plus que Cam, la sœur de Lulu.
En toile de fond, l’annonce du décès de Lady-Di, l’émotion suscitée par cette triste disparition, je me souviens de cette période.

On découvre une famille et les préoccupations de chacun : des parents sur le point de se séparer, un garçon de huit ans sensible, jouant avec les poupées de sa sœur, éprouvant des sentiments pour son copain Yoyo et une adolescente amoureuse, pas bien dans sa peau, rougie par le soleil. J’ai eu mal pour elle. Coups de soleil, coups de nostalgie, coups de cœur et coups au cœur. chansons dont les paroles raisonnent aux oreilles des personnages.

Des personnages attachants, un trio soudé et des taquineries entre frère et sœur qui apaisent un peu les souffrances, les moments difficiles et les amours contrariés. J’ai été particulièrement touchée par la fin de l’album et par les messages positifs qui s’en dégagent malgré le rejet vécu par les trois personnages et cette nouvelle vie à construire. Mes yeux se sont humidifiées par moment.

Les graphismes pastel sont superbes, les couleurs très douces, je trouve que ça convient parfaitement à l’histoire. Les jeux entre Lulu et Yoyo sont superbement dessinés et se transforment en véritables aventures.
C’est le monde de l’enfance, d’une certaine innocence éphémère. Amusant ce lien subtile entre deux princesses.

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avec cet album, je suis vraiment contente de l’avoir découvert. ♥

Note : 4.5 sur 5.

Un beau roman graphique très émouvant que je recommande chaudement.

Toutes les princesses meurent après minuit de Quentin Zuttion, Le Lombard, 2022
Fauve Spécial du Grand Jury jeunesse – FIBD 2023
A partir de 15 ans et +

Découvrez l’avis de Noukette, Mylène, Fanny et Sabine
C’est Fanny qui nous accueille pour La BD de la semaine.

20 commentaires sur “Toutes les princesses meurent après minuit

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  1. Rien que pour la période et le contexte, je suis sûre que cet album me plairait. Par contre, j’ai le sentiment que cette famille concentre tout de même tout un panel de relations/variations amoureuses. Ça fait peut-être un peu beaucoup non?!

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  2. Coucou,

    Je me souviens de la mort de Lady di: j’étais chez ma cousine et mon frère m’avais appelé et à la télé, il on déprogrammé Jurassic Park pour mettre des émissions homage.

    Je note la bd.

    Passe un bon dimanche, bisettes

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