Vous entendez la musique ? Rien que de la fredonner, vous frissonnez et ressentez une envie folle de sortir de l’eau ! Ouf, vous êtres dans votre baignoire !
Une attaque de requin juste avant le début de la saison estivale perturbe la petite ville et la station balnéaire d’Amity. Martin Brody, le chef de la police veut interdire la plage mais des voix se dressent contre cette décision.
L’horreur est au rendez-vous ! Des passages glaçants, une grosse tension liée à présence du requin sur la plage et des attaques violentes. J’ai bien frissonné. Une description sur la profondeur des océans m’a particulièrement happée, frisson abyssal. Certains passages de ce thriller sont très réussis. Des attaques de requin en 1916 dans le New Jersey pourraient avoir inspiré le livre et le film.
Il est aussi question de corruption, de pressions exercées sur le maire et la police. On imagine bien le scénario catastrophe pour une station balnéaire devant interdire la baignade en pleine saison estivale. Le sujet est intéressant, ça ajoute une tension supplémentaire.
En revanche, le style m’a un surprise avec des passages très familiers, pas toujours de bon goût et inclusifs. Personnages stéréotypés, vieux relents de sexisme et de racisme. L’auteur véhicule des propos très dérangeants. Je ne m’attendais pas du tout à ça.
La romance censée pimenter la lecture n’apporte pas grand chose au récit et casse le rythme. Cette partie n’était pas indispensable. D’ailleurs, elle n’apparaît pas dans le film. Peu subtile, exagérée et dérangeante, elle contribue à tendre un peu plus l’atmosphère et à créer un sentiment de malaise.
Les personnages ne sont pas très attachants mais j‘ai quand même trouvé que Martin Brody ne manquait pas de cran pour partir à la chasse au requin avec Hooper et Quint. C’est la partie que j’ai trouvé la plus difficile à lire, la plus glauque aussi.
D’ailleurs, je ne me me souvenais pas que le film était aussi sombre. Je pense qu’il ne l’est pas mais il faudrait le revoir pour être sûre.
Certains passages très gores du roman m’ont vraiment secouée. La violence sur les animaux est difficile à supporter.
On est à la frontière entre réel et fantastique. Est-ce juste un requin ou un monstre sanguinaire ? Le doute rend la lecture encore plus effrayante mais imaginer que c’est un monstre rend la fin plus supportable.
Un « à propos » vraiment intéressant a un peu contrebalancé mes bémols. L’auteur dit qu’il ne pourrait plus écrire ce genre de roman et je n’ai pas de mal à le croire. Peter Benchley a appris à connaître les requins, il a œuvré pour des associations et défendu l’idée de ne pas diaboliser ces animaux marins. Il a clarifié les choses car son roman a eu des effets négatifs et on lui a sans doute reproché. Dommage qu’il n’ait pas évoqué les sujets sociétaux, il y avait des choses à redire aussi sur sa manière de parler des minorités…
Un livre un peu daté, des choses qu’on n’a plus trop envie de lire, je m’attendais à mieux mais ça reste un bon page turner qui vous fera passer l’envie de vous baigner pendant quelques temps. Peut-être aurez-vous envie de revoir les films, s’ils ne vous ont pas traumatisés dans votre jeunesse !
Enfin, il n’est pas trop tard pour en apprendre davantage sur le comportement requins avec un bon documentaire. 😉
Les Dents de la mer de Peter Benchley, Gallmeister, Collection Totem, 1974 – 2025 pour la présente édition
Dans l’idéal, j’aurais dû prendre la photo à la plage ou au bord d’une piscine mais je n’ai ni bac à sable, ni piscine et j’ai renoncé à la prise de vue au dessus de la baignoire, trop risquée !
1974 en soit, c’est loin et pas loin dans le temps. On mesure les évolutions sociales (pour ceux et celles qui évoluent s’entend, y’en a toujours qui resteront englués). Quand tu dis que c’est glauque et sombre la partie quand ils vont chasser le requin, qu’est-ce que tu veux dire par là? Dans le film, Quint raconte l’épisode de l’Indianapolis… c’est à ça que tu fais référence?
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C’est la réflexion que j’ai eu aussi sur l’évolution de la société. Comme tu dis, certains resteront toujours englué. Un an après la publication du roman, Stephen Spielberg a extrait le meilleur du livre, expurgé tout ce qui dérangeait et remodelé les passages trop glauques, pour son film grand public, ce qui change bien des choses.
Je voulais parler de la manière dont le requin blanc est attiré par Quint et son équipe. Je ne me souviens pas que c’était aussi violent dans le film. On a des scènes décrites particulièrement violentes qui restent en mémoire.
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Bon, c’est sûr que je ne lirai pas ce livre ! Déjà pour la façon dont l’auteur aborde certains faits de société, et en plus, on peut dire que déjà le film m’avait déjà suffisamment bien angoissée !
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C’est fou de se dire qu’à cette époque des propos de ce genre étaient encore tenus … C’est tellement décevant, mais ça exerce aussi l’esprit critique, ça m’a poussée à faire des recherches sur l’auteur, sur ces stéréotypes, certains sont plus durs à repérer que d’autres.
J’approuve, le film était suffisamment angoissant, j’ai pris une dose d’horreur en plus avec cette lecture. Dérangeant à souhait, à tout point de vue.
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Bin non….je fais parti de la generation traumatisee par le film…et le livre semble plus glauque….alors nop….
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Je pense que le roman est vraiment plus glauque, l’horreur moins subtile que dans le film. Je compatis pour le traumatisme. J’ai fait quelques cauchemars aussi mais ça remonte à pas mal d’années, j’avais oublié. ^^
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bonjour, comment vas tu? en effet, j’ai vu le premier film il y a longtemps. je ne suis pas une grande fan des films de requins tueurs, c’est souvent exagéré. passe un bon week end et à bientôt!
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Bonjour Carfax, ça va bien et toi ? C’est vrai que les films de requins tueurs sont souvent exagérés et ici c’est presque l’inverse ! Bon week-end et à bientôt.
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Ah je ne suis pas certaine de craquer pour ce titre ! Tes petits bémols me freinent.
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Je peux comprendre ! 😉 Je suis un peu déçue tout de même, j’attendais mieux.
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Je crois que je vais donc me contenter du film que j’avais aimé à l’époque !
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Eh bien moi… Je n’ai jamais vu le film ni lu le livre ^^
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