J’ai découvert ce roman sur le catalogue NetGalley, attirée par la perspective d’une enquête à Delhi.
Delhi, une mégapole aux inégalités abyssales où richesse et extrême pauvreté se côtoient. Des galeries souterraines ont été creusées, un abri pour les plus pauvres, les abandonnés de la société, les hors-castes et réfugiés de toutes sortes.
Sita, une jeune avocate, enquête sur des disparitions d’enfants, et notamment celle d’Amrita, une petite fille aux yeux d’émeraude dont le visage est affiché dans toute la ville.
L’implication d’Hyperkarma, un centre spécialisée en recherche médicale dans l’incendie du Palika Bazar est une évidence. Sita compte bien réunir toutes les preuves et ainsi faire tomber Vivek Vatala et son organisation tentaculaire, une menace pour le pays.
« L’idée de justice – même le simple fait de rêver de justice – est révolutionnaire » Arundhati Roy
J’ai accroché dés le début, captivée par le début de l’enquête mais c’est un roman plus complexe que j’imaginais. J’ai parfois eu du mal à démêler faits réels et fiction, à suivre et à appréhender certains passages. Les informations sont nombreuses, les développements importants, c’est intéressant, assez dense et pas toujours facile à lire même quand on pense bien connaître l’Inde. J’ai trouvé quelques longueurs, j’avais souvent envie que l’enquête avance plus vite et j’aurais aimé qu’on suive un peu mieux son évolution. J’ai eu l’impression par moment de la perdre de vue pour y revenir par à-coups.
J’ai découvert un récit dystopique, politique, sombre et cruel qui fait tristement écho à la situation actuelle de l’Inde, au nationalisme et nous montre un futur, qui ne semble pas si lointain, où les choses ont très mal tourné.
Le style est incisif et il faut parfois avoir le cœur bien accroché : violence, maltraitance, tout est poussé à l’extrême avec cette recherche de pureté absolue allant jusqu’au fanatisme. Certains passages dérangent et font froids dans le dos.
J’ai aimé accompagner Sita dans son enquête, découvrir son histoire et ce qui lui tient tant à cœur dans cette affaire. Enfin, j’ai été un peu surprise par la fin du roman et ce retournement final auquel je ne m’attendais pas.
Un roman exigeant et prenant qui laisse un peu d’espoir. On en a bien besoin, vous ne trouvez pas ?
Tiens, j’écouterais bien (Sittin’ On)The Dock of the bay d’Otis Redding mentionné au début du roman.
Hyperkarma de Nicolas Idier, Stock, 2026 – Rentrée Littéraire
Ce roman est sélectionné pour le Prix de Flore 2026
Merci aux éditions Stock & NetGalley pour ce SP au format numérique.



Je pense aussi qu’on a besoin d’espoir et j’apprécie les récits sombres qui finissent en nous en permettant d’en voir quelques bribes.
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Je n’aime pas quand c’est trop édulcoré mais ce n’est pas le cas ici. Quand le sort s’acharne sans aucune lueur d’espoir, c’est pesant et parfois on se demande si ce n’est pas exagéré tant les drames se succèdent. J’ai le souvenir d’un roman qui m’a coupé l’envie d’écrire sa chronique !
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