J’ai découvert ce roman graphique sur le catalogue de NetGalley, attirée par sa couverture inquiétante à souhait et intriguée par le résumé.
Une forêt maudite, des secrets et des trésors enfouis et une terrible malédiction…
Abigail, Henry et ses deux fils, Ciaran et Coyne, ont quitté leur foyer, leur père, aspirant à une vie meilleure. Après avoir erré plusieurs jours, ils découvrent une cabane abandonnée à proximité d’une forêt, la forêt de Creaky Thistle. Un mur est érigé là, comme un avertissement. Cette forêt continent des trésors mais c’est une forêt maudite. Lorsque leur mère disparaît, les deux frère, partent à sa recherche
« Si j’avais su ce qui se terrait derrière le mur à attendre… »
J’ai trouvé le début original avec cette première page de journal couleur sépia, datée du 8 octobre 1931. Des pages qu’on va retrouver à différents moments du récit et qui nous permettent de découvrir des bribes de l’histoire d’une communauté chrétienne venue s’installer dans une région de l’Ouest américain.
On a ainsi une double-narration avec le récit de Ciaran qui nous raconte ce qui est arrivé à sa famille, l’aveuglement du père, le courage de la mère et l’entraide entre frères. J’ai aimé suivre ces deux enfants dans cette terrible forêt.
Certaines planches sont magnifiques avec ces teintes rouges, renforçant, l’inquiétude et le sentiment d’horreur. La forêt y est superbement représentée. Quelques visions d’horreur oui, un peu gores mais peu sanglantes dans l’ensemble.
L’atmosphère est très réussie, entre les cauchemars effrayants, cette forêt bien glauque, oppressante, menaçante, ses corbeaux, sa créature infernale… L’ambiance est pesante, les poils se dressent un peu tout de même. Il y a un côté poétique, malsain, à la Lovecraft.
Entre croyances, convoitises de richesses et malédiction. La morale de ce conte ne m’a pas échappée. C’est le fil rouge de l’histoire.
La fin m’a plu mais j’ai été très déçue de ne pas avoir accès au reste du journal. J’aurais aimé en savoir plus sur cette communauté puritaine, sur ce qu’ils ont traversé et vécu. Maintenant, le fait d’imaginer les horreurs qu’ils ont pu subir ajoute encore quelques frissons.
Des questions restent donc en suspend, un peu comme dans les contes finalement. Qu’est-il arrivé exactement à Anna ? Comment la malédiction s’est elle manifestée la première fois ? Pourquoi cet esprit maléfique hantait la forêt ?
⭐⭐⭐⭐
Note : 3.5 sur 5.
Une belle découverte quand même et un one shot pour les amatrices et amateurs de contes horrifiques.
Là où murmurent les ronces de Julian Estrada Brier, Éditions Delcourt, 2026
Merci à NetGalley et aux Editions Delcourt pour ce partenariat.
– Le Challenge Halloween organisé par Lou & Hilde – La BD de la semaine chez Blandine
belle découverte!
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J’aimerais bien me procurer cette BD au format papier.
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