Virginia Evans, La Correspondante

Hello ! Beaucoup de chroniques en retard, un petit rythme de lecture, peu de publications en juin mais je ne pouvais pas rapporter ce livre à la Médiathèque sans en parler avant ! J’ai découvert ce roman sur les réseaux sociaux, attirée par son titre, sa couverture et surtout par son résumé prometteur. Lorsque je l’ai vu dans les nouveautés de la Médiathèque, je l’ai aussitôt réservé.

Sybil Van Antwerp est une américaine retraitée. Elle vit seule et envoie des lettres à ses amis, sa famille et à de nombreuses personnes avec qui elle souhaite échanger. La correspondance, c’est toute sa vie mais sa vue ne cesse de baisser, un drame terrible continue de la hanter et elle reçoit des lettres de menace anonymes.

Je me suis mise à écrire des lettres et c’est devenu une obsession. Le plus souvent quand j’en écrivais une, j’en recevais en retour. Cela surprend, mais j’ai découvert que la plupart des gens répondent.

Ce roman épistolaire m’a chamboulée !

Au début, j’ai eu un peu de mal à y entrer, à m’habituer à la mise en page, le fait qu’il y ait peu ou pas d’espace entre les paragraphes. J’aime quand les lettres sont bien aérées, ça facilite la lecture mais c’est un détail.

J’ai parfois eu quelques difficultés, surtout au départ à identifier les personnages, les amis et les membres de la famille de Sybil, je suis parfois revenue en arrière pour être sûre de ne pas me tromper.

Et puis, je n’ai plus prêté attention à tout ça, j’ai été emportée par cette correspondance originale. J’ai beaucoup apprécié la lecture de ces lettres, la spontanéité de Sybil malgré ses défauts, ses erreurs et maladresses qui en font un personnage humain et attachant. J’aime cette plume qu’elle incarne et sa passion pour la correspondance.

Des références littéraires, de nombreux sujets abordés : l’adoption, le deuil, l’amitié, les relations familiales et des rebondissements. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

Ce roman a fait remonter plein de souvenirs de correspondance, de beaux souvenirs mais aussi des plus douloureux, qui m’ont fait réfléchir et parfois provoqué des insomnies. J’ai ressenti toutes sortes d’émotions pendant la lecture: tristesse, joie, approbation, désapprobation, consternation, envie de me remettre à écrire de longues lettres … 

Note : 5 sur 5.

Un très beau roman prenant, émouvant et original, c’est un coup de cœur. A lire, à savourer ! Je pense qu’il rejoindra bientôt ma bibliothèque.

La Correspondante de Virginia Evans, Editions La Table Ronde, 2025 – 2026

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